Dernier départ

paroles
Patrick Gonzàlez

Dernier départ pour Angrignon
Dans mon wagon-lit bleu cavale
Direction la ville champignon
Et le tunnel qui nous avale

Me semble qu’on s’est trop regardé
Je vois tes yeux qui m’abandonnent
Peut-être bien qu’j’ai trop tardé
À dire comment tu m’impressionnes

Dernier départ jusqu’à Verdun
C’est loin d’la mer Verdun c’est loin
Des bateaux-lyres et des embruns
Qui font valser les vagues de foin

Si j’étais sûr de travailler
Là où mon père se fait dormant
Comme une épave de chalutier
Dans son parc d’hivernement

Me semble que tu me r’gardes plus
J’ai ta misère dans mes mirages
Peut-être que j’ai trop attendu
Pour revenir de mon voyage

Si j’étais sûr de travailler
Sur un bateau ou même aux Îles
C’est sûr, j’aurais appareillé
J’ai l’air de rien tout seul en ville

Dernier départ des sans retour
Et ton visage qui est semblable
Me semble que dès l’lever du jour
J’aurai la mer incalculable

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